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Mélanome métastatique: plus de 80% de réponse avec le PLX4032 |
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WASHINGTON, 3 septembre 2010 (APM Santé) - Le composé PLX4032 (R7204) développé par Plexxikon et Roche peut induire un taux de réponse supérieur à 80% chez les patients atteints d'un mélanome métastatique porteurs d'une mutation spécifique, selon les dernières données publiées dans le New England Journal of Medicine (NEJM). Le mélanome fait l'objet de plusieurs avancées importantes actuellement. A l'automne 2009, un taux très élevé de réponse a été rapporté pour ce nouvel agent chez des patients porteurs de la mutation V600E sur le gène BRAF, présente chez 40% à 60% des patients atteints de mélanome. Le Dr Keith Flaherty de l'Abramson Cancer Center of the University of Pennsylvania à Philadelphie et ses collègues rapportent les résultats de l'étude de phase I d'escalade de dose, qui a concerné 55 patients et ceux de l'extension en phase II avec la dose retenue de 960 mg deux fois par jour, ayant inclus 32 patients supplémentaires. Dans la phase I, sur les 16 patients atteints d'un mélanome, porteurs de la mutation V600E et ayant reçu une dose d'au moins 240 mg deux fois par jour, ont été obtenues 10 réponses partielles et une complète, soit un taux de 69%, avec des durées de réponse allant de deux mois à plus de 18 mois. Dans la phase II, 24 patients ont obtenu une réponse partielle et deux une réponse complète, soit un taux de réponse de 81%. Parmi les patients ayant une maladie symptomatique, une amélioration des symptômes telle qu'une réduction des besoins en narcotiques contre la douleur chez trois patients a été rapportée dans un délai d'une à deux semaines. Les réponses étaient observées sur tous les sites tumoraux (dont métastases osseuses, hépatiques et viscérales). Les effets secondaires de grade 2 ou 3 étaient des rashes cutanés, de l'arthralgie et de la fatigue. Actuellement, 16 patients sur 32 sont toujours dans l'étude. La médiane de la survie sans progression dépassait sept mois. L'impact sur la survie globale n'est pas encore connu. Une étude de phase III est en cours, notent les auteurs. "Ces données représentent une avancée majeure dans le traitement du mélanome métastatique", commentent Keiran Smalley et Vernon Sondak du Moffitt Cancer Center et du Research Institute à Tampa (Floride). Même s'il reste un certain nombre de questions, "l'avenir des patients ayant un mélanome métastatique n'a jamais été plus prometteur" mais "le besoin de progrès supplémentaires par des recherches au laboratoire et des essais cliniques bien conduits n'a jamais été aussi important", ajoutent-ils./sl/ar (New England Journal of Medicine, 26 août, vol.363, n°9, p809-819 & p876-878)
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Oncohématologie pédiatrique: une filière de soins opérationnelle en septembre dans le Grand Est |
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NANCY, 3 septembre 2010 (APM Santé) - Une nouvelle filière de soins en oncohématologie pédiatrique sera opérationnelle à partir de septembre dans l'interrégion Grand Est, a annoncé le CHU de Nancy dans un communiqué. Les centres de référence d'oncohématologie pédiatrique des CHU de Besançon, Dijon, Nancy, Reims et Strasbourg se sont rapprochés pour organiser une filière de soins baptisée GE-Hope (Grand Est-HématoOncologie pédiatrique). Cette initiative s'inscrit dans la démarche soutenue par l'Institut national du cancer (Inca) afin de répondre avec une plus grande efficacité et une meilleure réactivité aux demandes de soins face aux cancers chez l'enfant et l'adolescent de 0 à 18 ans. Trois appels d'offres successifs ont été lancés pour identifier les organisations hospitalières interrégionales de recours en oncologie pédiatrique. L'interrégion Grand Ouest était la plus organisée, selon le rapport sur l'offre de soins en cancérologie pédiatrique publié par l'Inca. Au total, sept organisations interrogionales ont été identifiées sur l'ensemble du territoire correspondant aux sept cancéropôles. Dans le Grand Est qui regroupe cinq CHU et trois centres de lutte contre le cancer (CLCC), la mise en place de cette nouvelle filière va permettre chaque année de décider du traitement d'environ 250 patients et de réaliser 30 autogreffes et 25 allogreffes de cellules souches hématopoïétiques. "Chaque dossier sera examiné en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) interrégionale hebdomadaire et les patients seront adressés là où ils auront les meilleures chances de traitement", a indiqué à l'APM le Pr Pascal Chastagner, chef du service d'oncohématologie pédiatrique au CHU de Nancy -service qui a la plus grande activité de l'interrégion dans ce domaine-, et coordonnateur médical de l'organisation GE-Hope. Ces séances vont commencer en septembre; elles seront réalisées par webconférences (internet et webcam) sur le modèle utilisé par le réseau Oncolor. La nouvelle organisation va ainsi offrir des possibilités supplémentaires de faire participer les patients à des thérapeutiques innovantes. Il sera par exemple proposé à certains patients de venir à Nancy pour participer à des essais thérapeutiques précoces (phases I, II). Depuis longtemps, les grands centres se concertent régulièrement sur les cas difficiles, mais les relations avec les petits centres étaient moins formalisées. Chaque centre hospitalier conserve la prise en charge diagnostique. Les traitements de chimiothérapie sont administrés là où sont hospitalisés les jeunes patients sauf en cas d'indications de thérapeutiques innovantes où ils seront réorientés vers des établissements habilités à le faire. De même, la radiothérapie est faite là où le patient est hospitalisé sauf si son traitement nécessite des appareils accessibles uniquement dans un autre établissement comme le Cyberknife* disponible à Nancy mais nulle part ailleurs. La chirurgie reste également pratiquée dans chaque CHU mais avec des domaines spécialisés. La neurochirurgie sera faite à Nancy et Strasbourg, l'orthopédie à Besançon, Nancy et Strasbourg, et les allogreffes également à Besançon, Nancy et Strasbourg. Cette organisation conduit à des arrêts d'activité. Ainsi, pour les allogreffes chez les enfants de moins de 2 ans, elles étaient faites à Besançon précédemment mais ne seront plus réalisées qu'à Strasbourg et Nancy dorénavant. L'orientation des patients sera modifiée. Auparavant, Dijon adressait ses patients à Lyon ou Paris et Reims à Paris et Lille, mais cela se fera au sein de l'interrégion désormais. Interrogé sur les difficultés que peuvent entraîner ces déplacements pour les patients et leurs familles, le Pr Chastagner précise que les établissements de recours ont des maisons des parents. Ainsi, au CHU de Nancy, il existe maintenant 18 lits pour les parents. "Les déplacements de patients sont ponctuels et sur des durées courtes. L'acte de neurochirurgie ou d'orthopédie ne nécessite de venir dans le centre référent que quelques jours, de même pour les essais thérapeutiques précoces. Ce sont les traitements de radiothérapie qui prendront le plus de temps (cinq semaines)", explique-t-il. Les enfants pourront continuer leur scolarité. A Nancy par exemple, celle-ci est très organisée grâce à une association de 150 professeurs bénévoles. La gestion de cette filière interrégionale relève du groupement de coopération sanitaire (GCS) Grand Est actuellement administré par la direction du CHU de Dijon./sl/ar
vendredi 03 septembre 2010 - Copyright © APM-Santé - Tous droits réservés |
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Cancer oropharyngé HPV+: bonne réponse à la chimiothérapie et à la radiothérapie |
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PARIS, 2 septembre 2010 (APM Santé) - Les cancers de l'oropharynx associés au papillomavirus humain (HPV) ont un meilleur pronostic quand ils sont traités par chimiothérapie et radiothérapie que les cancers HPV-, montre une étude canadienne publiée en ligne par le Journal of Clinical Oncology (JCO). Cette sous-étude a été menée à partir d'un essai évaluant une radiothérapie et une chimiothérapie par cisplatine concomitante avec ou sans la tirapazamine dans le traitement des cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS) ou tête et cou. L'analyse a été restreinte aux patients ayant un cancer de l'oropharynx qui affecte la gorge et l'arrière de la langue. Elle a déterminé l'importance pronostique de la protéine p16 (dont la surexpression a été fortement corrélée à l'expression de HPV dans plusieurs études) et du statut HPV. Il apparaît de plus en plus manifeste que les cancers VADS HPV+ sont des entités distinctes des cancers VADS HPV-. Une étude a en particulier montré que les tumeurs HPV+ étaient de meilleur pronostic. L'étude rapportée par Danny Rischin du Peter MacCallum Cancer Centre à Melbourne et ses collègues va dans le même sens, avec une meilleure survie à deux ans en cas de tumeurs p16+. Sur les 465 patients de l'étude, 185 étaient éligibles et le statut HPV et la recherche de p16 étaient disponibles pour 172 patients. Ils étaient 57% à être p16 positifs et chez ceux qui avaient les deux recherches, 86% des 102 patients p16+ étaient aussi HPV+. Les tumeurs p16+ avaient une meilleure survie globale à deux ans (91% versus 74%) et une meilleure survie sans rechute (87% vs 72%), les différences étant statistiquement significatives. Dans l'analyse multivariée, le statut HPV (ou p16) était le facteur pronostique le plus important. Il était associé à une réduction du risque de 55%. De plus, les patients ayant une tumeur p16+ avaient moins de rechutes locorégionales et de décès. Une tendance en faveur de la tirapazamine pour un meilleur contrôle locorégional a également été observée pour les patients p16-, alors que globalement l'étude n'a pas trouvé de bénéfice pour ce nouveau traitement. Le statut HPV doit maintenant être inclus dans les facteurs de stratification des prochains essais menés dans le traitement des cancers de l'oropharynx, recommandent les auteurs. Il faudrait même conduire des essais différents auprès de patients HPV+ d'un côté et HPV- de l'autre afin de proposer des traitements optimaux pour chaque entité./sl/tn/vr (Journal of Clinical Oncology, publication en ligne accélérée)
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Cancer du poumon: l'association sunitinib-erlotinib améliore la survie sans progression mais pas la survie globale |
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NEW YORK, 1er septembre 2010 (APM Santé) - L'association du sunitinib (Sutent*, Pfizer) et de l'erlotinib (Tarceva*, Roche) a permis d'améliorer la survie sans progression mais pas la survie globale dans une étude de phase III menée dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules (NAPC), a annoncé Pfizer dans un communiqué. L'étude SUN 1087 n'a pas atteint son critère principal d'évaluation, la survie globale, précise le laboratoire. Elle a évalué auprès de patients déjà traités l'intérêt d'ajouter l'inhibiteur de kinases oral à Tarceva* qui est indiqué dans le traitement du cancer du poumon NAPC. Pfizer indique qu'il continue à analyser les données et que les résultats ont été proposés pour présentation au prochain congrès de l'European Society for Medical Oncology (Esmo), qui se tiendra à Milan du 8 au 12 octobre. L'étude n'a pas révélé d'événements indésirables nouveaux ou inattendus. Sutent* est déjà indiqué dans le cancer du rein et les tumeurs stromales du tractus gastro-intestinal (Gist)./sl/ar
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La chimioprévention du cancer de la prostate peu prescrite |
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PARIS, 1er septembre 2010 (APM Santé) - Malgré la position favorable de l'European Association of Urology, la prévention du cancer de la prostate par le finasteride reste peu prescrite par les médecins, selon une étude américaine publiée dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention. La prévention médicamenteuse, ou chimioprévention, a été étudiée pour plusieurs cancers (sein, prostate, colorectal). En 2003, l'étude PCPT (Prostate Cancer Prevention Trial) a montré que le finasteride, un médicament indiqué dans le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate, pouvait réduire de 25% l'incidence du cancer de cet organe chez hommes à faible risque pour ce cancer de 55 ans et plus. Toutefois, une inquiétude sur le risque de tumeurs de haut grade est apparue lors de cette étude (6,4% dans le bras prenant du finasteride contre 5,1% chez ceux qui n'en prenaient pas). Cette incertitude a par la suite été levée, l'augmentation observée étant liée à une meilleure détection. En 2009, l'European Association of Urology (EAU) a estimé lors de son congrès à Stockholm que les preuves d'un effet protecteur étaient "suffisantes pour que les médecins discutent avec leur patient de l'utilisation de ce médicament pour prévenir le cancer de la prostate, en particulier si le patient présente des facteurs de risque". Robert Hamilton et ses collègues du National Center for Health Promotion and Disease Prevention, à Durham (Caroline du Nord) ont voulu évaluer les connaissances et la pratique effective des médecins. Pour cela, ils ont analysé les prescriptions de finasteride de 464 médecins de premier recours et de 135 urologues américains entre 2000 et 2005, période au cours de laquelle ont été publiés les résultats de l'étude PCPT. Le nombre de patients recevant une première prescription de finasteride a augmenté tout au long de la durée de l'étude. En effet, 57% des urologues et 40% des généralistes prescrivaient plus fréquemment ce médicament en 2006 qu'ils ne le faisaient cinq ans auparavant. La publication des résultats de l'essai PCPT n'a pas provoqué de changement dans cette évolution, remarquent les chercheurs. En s'intéressant aux motifs des traitements, les auteurs ont constaté qu'une bonne majorité des médecins (64% des urologues et 80% des généralistes) ne prescrivaient jamais le finasteride en tant que traitement préventif du cancer de la prostate. Les raisons diffèrent selon le type de médecins: la plupart des urologues (55%) se souviennent des inquiétudes par rapport au risque accru de tumeur de haut grade -et n'ont pas intégré la levée du doute-, tandis que la moitié des généralistes (52%) ignoraient tout simplement que le finasteride pouvait être utilisé en chimioprévention. Les résultats de l'étude PCPT ont été largement diffusés dans la presse grand public, mais la plupart des médecins de premier recours ont déclaré ignorer l'utilisation du finasteride pour la chimioprévention. Nous n'avons pas été en mesure de trouver une explication pour ce manque d'information, même s’il est probablement multifactoriel, commentent les chercheurs. Par ailleurs, le manque d'intérêt des patients pourrait être un autre facteur limitant pour l'utilisation de ce médicament dans une indication de prévention, avancent-ils./tn/vr (Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, vol.19, n°9)
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Croissance tumorale mammaire: la liaison de la nicotine à son récepteur y participe |
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WASHINGTON, 31 août 2010 (APM Santé) - La liaison de la nicotine à son récepteur participe à la croissance des cellules mammaires cancéreuses, montre une étude à paraître dans le Journal of the National Cancer Institute (JNCI). Le tabagisme est un facteur de risque bien connu de cancer. Les composants autres que la nicotine sont généralement considérés comme les cancérigènes et on connaît mal les mécanismes par lesquels la nicotine agit sur les cellules pour promouvoir la croissance des cellules cancéreuses. Dans le cancer du sein, par exemple, de grandes études épidémiologiques ont montré que le tabagisme était associé à un risque accru de cancer du sein, mais sans données de biologie moléculaire expliquant le mécanisme. Yuan-Soon Ho de l'université de médecine de Taipei (Taïwan) et ses collègues ont cherché à établir le rôle du récepteur de la nicotine dans la carcinogenèse induite par la nicotine. Ils ont travaillé sur 276 prélèvements de tumeurs pour voir si les sous-unités du récepteur de l'acétylcholine nicotinique (nAChR) étaient surexprimées dans les cellules de cancer du sein par rapport aux cellules saines voisines. Ils ont trouvé que les cellules mammaires cancéreuses humaines surexprimaient de manière reproductible la sous-unité alpha-9 de nAChR par rapport à des cellules saines et que l'expression de cette sous-unité était plus élevée dans les cancers du sein avancés par rapport aux cancers du sein de stade précoce. Ils ont aussi observé que la baisse du taux d'alpha-9 nAchR inhibait la croissance tumorale au laboratoire, tandis que la hausse ou le traitement de cellules mammaires normales par de la nicotine pouvait promouvoir le développement de caractéristiques cancéreuses. La nicotine pourrait transformer certaines cellules directement par l'activation de cette sous-unité. "Ces données impliquent que des signaux carcinogènes médiés par le récepteur jouent un rôle décisif dans les fonctions biologiques liées au développement du cancer du sein humain", concluent les auteurs. La nicotine pourrait donc contribuer directement à la carcinogenèse mammaire en plus de son action indirecte via la promotion de la dépendance au tabagisme, commente le Dr R. Ilona Linnoila du National Cancer Institute (NCI), dans un éditorial accompagnant l'article./sl/ar (Journal of the National Cancer Institute, 8 septembre, vol.102, n°17, p1322-1335 & p1298-1299)
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Un nouveau test de détection de cancers par l'haleine |
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PARIS, 31 août 2010 (APM Santé) - Une équipe israélienne décrit dans le British Journal of Cancer un nouveau test permettant de diagnostiquer différents cancers fréquents à partir de l'haleine. La croissance tumorale s'accompagne de modifications de gènes et/ou de protéines qui peuvent conduire à l'émission de composés organovolatils (VOC) détectables dans l'haleine. Une équipe a déjà proposé un test de diagnostic du cancer du poumon non à petites cellules (NAPC) en analysant par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC/MS) l'air expiré de patients. Des chercheurs de l'Institut israélien de technologie à Haïfa décrivent un nanodétecteur formé de particules d'or, capable de distinguer des VOC de personnes en bonne santé de ceux des personnes souffrant d'un cancer du poumon, du sein, colorectal et de la prostate. Ils ont évalué leur test sur le souffle expiré de 177 volontaires et ont pu distinguer les patients ayant un cancer des personnes en bonne santé. Chaque cancer avait un schéma unique de VOC. Grâce à leur nanodétecteur, les chercheurs ont donc également pu différencier chaque type de cancer, ce qui n'était pas possible avec la GC/MS seule. Cela pourrait conduire au développement d'un test non-invasif, portable, facile à utiliser et peu coûteux, indiquent-ils. Le même outil pourrait aussi servir à distinguer des tumeurs primitives de métastases, à surveiller la réponse à un traitement, de même qu'à détecter des récidives précoces./sl/tn/ (British Journal of Cancer, vol.103, p542-551)
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La romidepsine, une option thérapeutique pour le lymphome cutané à cellules T réfractaire |
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PARIS, 30 août 2010 (APM Santé) - L'inhibiteur de l'histone déacétylase romidepsine (Istodax*, Gloucester Pharmaceuticals/Celgene) est actif en monothérapie dans le lymphome cutané à cellules T réfractaire, montre une étude de phase II publiée par le Journal of Clinical Oncology. Cette étude financée par Gloucester Pharmaceuticals a permis, avec une autre, d'obtenir pour Istodax* une autorisation de mise sur le marché (AMM) aux Etats-Unis en novembre 2009. Il est également en phase III dans le traitement du lymphome périphérique à cellules T. L'étude a été menée dans différents pays auprès d'un total de 96 patients souffrant d'un lymphome cutané à cellules T de stade IB à IVA et qui avaient déjà reçu des traitements systémiques. La plupart (71%) présentaient une maladie avancée (au moins IIB). La romidepsine a été administrée par voie intraveineuse à une dose de 14 mg/m2 les jours 1, 8 et 15, tous les 28 jours. Le taux de réponse était de 34% dont six réponses complètes. Parmi les 68 patients ayant une maladie avancée, 38% ont répondu, avec cinq réponses complètes. Le délai médian de réponse était de deux mois et la durée médiane de la réponse de 15 mois. Une amélioration cliniquement significative du prurit a été observée chez 28 patients sur 65 (43%) en incluant des patients sans réponse objective. La durée médiane de l'amélioration était de six mois. Les effets secondaires liés au traitement étaient généralement légers avec surtout des troubles gastro-intestinaux et de l'asthénie. Des modifications réversibles non spécifiques de l'électrocardiogramme (ECG) ont été notées chez certains patients. Ces résultats sont conformes à ceux de l'autre étude de phase II, menée par le National Cancer Institute (NCI) et publiée dans le JCO en 2009, qui a trouvé un taux de réponse de 34% dont quatre réponses complètes, indiquent les auteurs. Cependant, le lymphome cutané à cellules T reste une maladie chronique qui nécessite des traitements constants au stade avancé, ajoutent-ils. Associée à d'autres médicaments, la romidepsine pourrait induire des réponses plus significatives et plus durables, estiment-ils./sl/tn/vr (Journal of Clinical Oncology, publication en ligne accélérée du 9 août 2010)
lundi 30 août 2010 - Copyright © APM-Santé - Tous droits réservés |
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